Les GAFAM à la conquête de l’Afrique?

  • Publié le 29 janvier 2020

  Ornela Ingrid Feudjio, Consultante Junior digitale chez Place de la Communication

       Forte de sa progression en Mobile Banking, de l’évolution du commerce en ligne, et de l’émergence de nombreuses start-up, l’Afrique innove de plus en plus. Des technologies qui stimulent la croissance du continent et transforment également leurs usages. L’Afrique prends sa place dans la sphère numérique. On assiste à un réveil du « Digital Africain ». Un réveil « tardif » qui attire le regard et suscite la convoitise des géants du monde numérique: les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft).

« 453 millions d’Africains (sur 1,2 milliard) sont aujourd’hui connectés. Cette proportion (35 %) va s’accroître très sensiblement puisque le continent comptera 2,5 milliards d’habitants en 2050. »

·      Qui sont les GAFAM ?

Les GAFAM désignent les sociétés numériques les plus puissantes du monde. L’acronyme GAFAM désigne Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft. Fortement convaincus du fort potentiel que peut apporter le marché africain, les leaders technologiques et numériques misent sur l’Afrique. Mais, pourquoi ?

« De fait, les pays émergents d’Afrique sont devenus pour ces entreprises des marchés cibles, car moins matures. « Ils y ont le champ libre », indique Bacely Yoroby, développeur ivoirien et fondateur du premier réseau Google à Abidjan

« Les GAFAM ont compris que le futur s’invente en Afrique, même s’ils ne savent pas quelle forme il prendra » renchérit le développeur ivoirien.

Google : Il faut dire que Google a un fort intérêt pour le continent africain. Google collabore avec une soixantaine de start-up Tech en leur proposant des bourses doctorales pour former les talents locaux aux métiers du numérique. On peut citer le programme de formation Launchpad Africa. En plus de cet accompagnement, un centre de recherche d’excellence en IA a été créé à Accra, la onzième ville au monde à accueillir un centre de recherche en IA de Google, après Paris, Zurich, Tokyo, Beijing, Montréal, Toronto, Seattle, Boston, Tel-Aviv et New York. Ainsi, Google s’engage à accélérer la transformation numérique de l’Afrique.

Facebook : En mai 2018, Facebook a lancé un partenariat avec l’incubateur de Lagos CC_Hub (célèbre hub technologique), au Nigéria. L’objectif : créer un espace communautaire TECH en rassemblant des développeurs, entrepreneurs et start-ups.

Toujours la même année, Le 18 juin 2018, Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook avait annoncé le lancement d’une cryptomonnaie baptisée « Libra », qui devrait être opérationnel courant 2020. Il s’agit d’un moyen de paiement en ligne ou de transfert d’argent via les messageries Messenger ou WhatsApp. Quel sera son impact en Afrique ? les start-up de transfert d’argent africaines résisteront-elles ? 

Microsoft : le saviez- vous ? Depuis 2018, Microsoft a posé sur le sol africain, en Afrique du Sud dans les villes de Cap Town et Johannesburg, ses premiers centres de calcul cloud pour mieux accompagner les utilisateurs d’AzureOffice 365 et Dynamics 365. Nedbank, la Peace Parks Foundation et eThekwini Water sont des organisations africaines qui utilisent actuellement les services de cloud computing Microsoft. Elles vont bénéficier de l’accroissement des ressources informatiques et de l’amélioration de la connectivité offertes par nos nouvelles régions cloud.

Si Microsoft, Facebook et Google s’installent déjà en Afrique , Amazon le numéro un mondial des ventes en ligne, en est encore au stade de l’observation, et Apple reste pour le moment un peu en retrait. 

Sources : https://www.pwc.fr/https://www.fandas.fr/ , www.jeuneafrique.com

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